Carole Fritz nous a quittés le 30 septembre 2026, et c’est avec une profonde tristesse que nous lui rendons hommage.
Préhistorienne reconnue internationalement pour ses travaux sur l’art préhistorique, Carole a profondément renouvelé notre regard sur les pratiques symboliques et artistiques du Paléolithique.
Directrice de recherche au CNRS, elle était membre du Laboratoire d’archéologie moléculaire et structurale (LAMS, CNRS–Sorbonne Université) et dirigeait le CREAP Cartailhac, qu’elle avait créé à Toulouse.
Directrice scientifique de l’opération archéologique nationale sur la grotte Chauvet-Pont d’Arc, dont elle avait rejoint l’équipe dès 1998, Carole avait fait de Chauvet une part essentielle de sa vie scientifique. Sa démarche profondément interdisciplinaire, associant sciences humaines et sciences expérimentales, a contribué à transformer l’étude de l’art paléolithique.
Auteure de nombreux ouvrages et articles, elle avait notamment dirigé L’Art de la préhistoire (Citadelles amp; Mazenod, 2017) et publié récemment L’Art préhistorique dans la collection « Que sais-je ? » (PUF, 2025). Elle était profondément attachée à la transmission et à la médiation scientifique.
Au LAMS, Carole occupait une place toute particulière. Elle y apportait son regard de préhistorienne, son énergie et cette capacité à faire dialoguer disciplines, méthodes et personnes. Au fil des années, elle avait noué avec nombre d’entre nous des collaborations scientifiques, mais aussi des liens d’amitié profonds.Carole était de celles qui font vivre un collectif. Elle savait réunir autour d’elle des chercheurs d’horizons différents, transmettre son enthousiasme, ouvrir des portes, faire confiance et rendre possibles les projets de celles et ceux qu’elle accompagnait. Pour ses étudiantes et ses étudiants, elle a été une mentore, une guide et, pour beaucoup, une amie.
Mais au-delà de la chercheuse, il y avait Carole. Carole était pleine de vie. Il est difficile de parler d’elle sans évoquer son énergie, sa personnalité, son engagement et tout ce qu’elle portait avec passion. Son départ laisse un vide immense.
Au LAMS, nous perdons une collègue, une scientifique avec laquelle nous avons partagé tant de projets et, pour beaucoup d’entre nous, une amie. Nos pensées vont à son mari, Gilles Tosello, à son fils, à sa famille et à ses proches, ainsi qu’à toutes celles et ceux qui ont travaillé et cheminé à ses côtés, au CREAP, au sein de l’équipe Chauvet, au CNRS, à Sorbonne Université, au LAMS et bien au-delà. Nous garderons de Carole son regard visionnaire, son énergie, sa passion et cette capacité si particulière à entraîner les autres avec elle.