Des traces de cuivre autour de la dépouille de Marie de Bretagne

Comparaison des profils d’intensité SAXS le long du méridien (axe du cheveu)

Lorsqu’ils sont bien préservés, les cheveux, laines, poils ou échantillons de peau peuvent être des mines d’informations archéologiques et paléontologiques.

Une équipe de chercheurs d’IPANEMA (CNRS), de SOLEIL (ligne DIFFABS), du LPS d’Orsay, du Laboratoire d’archéologie moléculaire et structurale, de l’INRAP et du Laboratoire PACEA de Bordeaux s’est intéressée aux restes trouvés dans la sépulture de Marie de Bretagne (XVè siècle), n’ayant pas bénéficié d’un environnement particulièrement protégé. A partir d’analyses macroscopiques et microscopiques utilisant le rayonnement synchrotron, l’équipe a montré que les échantillons de cheveux étaient dans un extraordinaire état de préservation, et recelaient des traces de cuivre et autres métaux qui pouvaient expliquer cette conservation étonnante.

Voir l’article sur le site du synchrotron SOLEIL : https://www.synchrotron-soleil.fr/fr/actualites/le-rayon-de-soleil-ndeg21?page=23

Référence :  

Bertrand, L., Vichi, A., Doucet, J., Walter, P., & Blanchard, P. The fate of archaeological keratin fibres in a temperate burial context: Microtaphonomy study of hairs from Marie de Bretagne (15th c., Orléans, France). Journal of Archaeological Science, 2014, 42: 487-499

https://doi.org/10.1016/j.jas.2013.11.028